Comment les vagues démographiques influencent la construction scolaire Au cours des dix prochaines années, le nombre d’élèves diminuera dans le primaire tandis qu’il augmentera dans le secondaire. À plus long terme, les cohortes plus jeunes devraient à nouveau croître, rendant nécessaires de nouvelles infrastructures sc mercredi, 8.4.2026 | 07:00 ... Société Suisse des Entrepreneurs Entrepreneur 5.0 Conjoncture et statistiques Faits et chiffres Comment les vagues démographiques influencent la construction scolaire Le nombre d’enfants évolue par vagues La démographie est sur toutes les lèvres. L’attention se porte le plus souvent sur le vieillissement de la société, tandis que l’autre extrémité du spectre d’âge est souvent oubliée. Le graphique montre l’évolution du nombre de mineurs (y compris les jeunes de 18 ans) depuis 1950 et présente des projections jusqu’en 2075. Cet horizon temporel long sert à planifier les infrastructures, car les bâtiments scolaires sont utilisés pendant plusieurs décennies.Deux constats importants se dégagent. Premièrement, le nombre d’enfants et d’adolescents évolue souvent par vagues : en l’espace de seulement 20 ans, il peut augmenter ou diminuer fortement. Deuxièmement, il peut naturellement exister des différences marquées entre les cohortes d’âge. La planification d’un bâtiment scolaire devrait donc se fonder sur la moyenne à long terme. Les pics temporaires devraient être absorbés par des solutions de densification, par exemple des structures provisoires ou la location de salles supplémentaires. Les communes devraient surtout se référer aux enfants de 4 à 5 ans Les dépenses publiques de construction pour l’éducation et la recherche s’élèvent à environ 2 milliards de francs par an. Les écoles privées et les organisations investissent en outre environ 15 % supplémentaires.Parmi les trois niveaux fédéraux, les communes supportent plus de la moitié de ces investissements. Elles financent surtout les jardins d’enfants et les écoles primaires, parfois aussi le degré secondaire I. Plus le niveau d’enseignement est élevé, par exemple dans la formation professionnelle ou les hautes écoles, plus la part des cantons et de la Confédération dans les dépenses augmente.Le nombre d’enfants influence fortement les dépenses de construction pour les établissements d’enseignement. Au niveau communal, le nombre d’enfants de 4 et 5 ans constitue un indicateur particulièrement fiable pour prévoir les dépenses futures. Les communes peuvent analyser les projections afin d’identifier les années où ces deux cohortes seront particulièrement nombreuses et ainsi réserver suffisamment de moyens financiers pour les infrastructures scolaires.Le nombre d’élèves âgés de 13 à 15 ans n’a en revanche aucune valeur prédictive à aucun niveau fédéral. En revanche, le nombre de jeunes de 16 à 18 ans constitue pour les cantons un indicateur important pour les investissements futurs dans les infrastructures éducatives. Dans dix ans, moins d’élèves dans le primaire mais davantage dans le secondaire Si l’on considère le moyen terme, soit environ les dix prochaines années jusqu’en 2034, on constate que dans presque tous les cantons le nombre d’élèves dans les jardins d’enfants et à l’école primaire diminuera. Cette baisse sera toutefois souvent compensée en partie par une forte augmentation au degré secondaire I. À long terme, les cohortes plus jeunes devraient à nouveau augmenter.Comme de nombreux bâtiments scolaires ont été construits dans les années 1960 et 1970, des travaux d’entretien seront prochainement nécessaires dans de nombreuses communes. Compte tenu de l’évolution démographique, beaucoup d’écoles seront probablement plutôt rénovées et transformées que reconstruites. Un nouveau bâtiment peut toutefois être pertinent pour répondre plus efficacement aux exigences modernes, par exemple en matière de surface utile ou d’efficacité énergétique. Évaluer de manière réaliste les projets de construction scolaire Sur la base de valeurs du CRB, de Wüest Partner et d’informations publiées par la SRF, il est possible d’estimer des fourchettes typiques pour les coûts de construction d’une école. En combinant les projections du nombre d’élèves avec ces coûts, les entreprises de construction peuvent mieux estimer le moment et l’ampleur de futurs projets scolaires.Les coûts par mètre carré de surface brute de plancher se situent généralement entre 3 500 et 4 500 francs, respectivement entre 6 300 et 8 100 francs par mètre carré de surface utile principale. En moyenne, entre 90 000 et 120 000 francs de coûts de construction sont investis par élève.Selon différents facteurs, ces fourchettes peuvent être dépassées. Les médias ont récemment fait état d’écoles dans la ville de Zurich coûtant jusqu’à 200 000 francs par élève. Le graphique montre de combien de pour cent certains facteurs peuvent faire augmenter les coûts de construction. A propos de l'auteur Luiza Maria Maniera lmaniera@baumeister.ch Partager l'article
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