La construction a surmonté la crise du Covid

Alors que de nombreux secteurs ont dû s’arrêter, le bâtiment a continué à travailler. La branche de la construction a mieux traversé la crise que beaucoup d’autres parties de l’économie.

Prêts déjà remboursés pour moitié

Durant la pandémie, les banques suisses, garanties par la Confédération, ont versé 17 milliards de francs de crédits d’urgence. La construction en a reçu 2,1 milliards: 1,5 milliard pour le second œuvre, 0,5 milliard pour le gros œuvre et 50 millions pour le génie civil. Aujourd’hui, environ la moitié est déjà remboursée – une preuve de solidité financière. Depuis le 1er avril 2025, le taux d’intérêt n’est plus que de 0,25 % au lieu de 1,50 %, une baisse soutenue par la Société Suisse des Entrepreneurs. Cela allège la branche de plusieurs millions supplémentaires.

Utilisation parfois abusive des crédits

Lorsqu’une entreprise ne rembourse pas son crédit Covid, c’est la Confédération, en tant que garante, qui doit payer la banque. Dans le langage officiel, on parle alors de « montants honorés ». Dans l’ensemble de l’économie, 8 % des crédits ont dû être pris en charge par l’État. Dans la construction, la proportion est plus élevée, mais la grande majorité des entreprises rembourse consciencieusement.

Peu de recours au chômage partiel

Les restrictions sanitaires ont empêché de nombreux secteurs de travailler normalement. Ils ont donc bénéficié d’indemnités de réduction de l’horaire de travail. Au total, la Confédération a débloqué 31 milliards de francs, dont 12 milliards pour la gastronomie, la santé et les services personnels. Le bâtiment, lui, n’a utilisé que 1,37 milliard pour le second œuvre, 277 millions pour le gros œuvre et 24 millions pour le génie civil.

Utilisation efficace des aides

Par employé, cela représente 5 500 francs dans le second œuvre, 3 000 francs dans le gros œuvre et seulement 1 000 francs dans le génie civil – alors que les coiffeurs et métiers similaires ont touché 60 000 francs par personne. Le bâtiment a donc continué à faire travailler son personnel et à payer les salaires, même en pleine crise.

A propos de l'auteur

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Luiza Maria Maniera

lmaniera@baumeister.ch

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