Une excavatrice n’a pas d’yeux

Travailler à proximité des machines de chantier nécessite des règles précises. Communication, supervision et discipline permettent de prévenir les accidents et d’assurer le bon déroulement des travaux.

Travailler à proximité des machines de chantier nécessite des règles précises. Communication, supervision et discipline permettent de prévenir les accidents et d’assurer le bon déroulement des travaux.  

Un faux signal, un pas de trop, un moment d’inattention: travailler à proximité des machines de chantier ne laisse aucune place aux malentendus. Seules des discussions claires et des signaux explicites garantissent une collaboration sûre entre l’homme et la machine. 

Les situations dangereuses sont rarement imputables à des défauts, mais à un manque de contact visuel ou à des exigences différentes. Une chose est sûre: les décisions doivent être unanimes. Un assistant de guidage, un signe clair de main ou une liaison radio permettent d’éviter les moments délicats. Les moyens techniques améliorent quant à eux la visibilité. Les caméras, miroirs et signaux acoustiques représentent un soutien pour le conducteur de machines. Les zones de sécurité et les barrières sont utilisées pour indiquer les secteurs à risque. Les responsables sont tenus d’évaluer les dangers et d’informer sur les procédures. Les contremaîtres et conducteurs de travaux sont chargés de faire respecter les règles au quotidien. 

Formation obligatoire
Les dispositions en Suisse sont explicites: travailler avec des machines de chantier est considéré comme une activité présentant des risques élevés. Le personnel doit donc être formé et régulièrement sensibilisé. Une formation spécifique est requise pour les machines comme les grues, les plateformes élévatrices et les pompes à béton. Quiconque exploite des machines ne doit pas seulement savoir les utiliser correctement, mais aussi les entretenir régulièrement. Les contrôles sont tout aussi importants. 

Un conseil pratique dont l’impact est considérable: si le conducteur de machines et le personnel prennent deux minutes avant de débuter le travail pour planifier la journée, les risques diminuent considérablement. Au final, tout le monde y gagne: moins d’interruptions, une journée sans heurt et plus de sécurité pour tous. L’homme et la machine ne fonctionnent donc pas en parallèle, mais ensemble. 

Heidi Bacchilega

A propos de l'auteur

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Susanna Vanek

Rédactrice

susanna.vanek@baumeister.ch

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